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Quand « ça va » ne suffit plus : comprendre ses fonctionnements pour un mieux-être durable

On peut aller bien… sans être en paix.

Femme qui fait du yoga et médite

Extérieurement, tout semble correct. On travaille. On s’occupe des responsabilités. On répond aux messages. On planifie les prochaines vacances. On continue d’avancer. Quand on nous demande comment ça va, la réponse sort automatiquement : « Ça va. » Et pourtant, à l’intérieur, quelque chose est plus fragile. Une fatigue diffuse. Une irritation qui monte plus vite qu’avant. Une impression d’être tendu sans raison précise. On rumine certaines conversations. On évite certains sujets. On se surprend à se sentir seul, même entouré.

Ce n’est pas spectaculaire. Ce n’est pas « assez grave » pour consulter, pense-t-on. Alors on continue.


Dans mon bureau, au Cabinet RPDE, je rencontre souvent des personnes qui ne viennent pas parce qu’elles « vont mal », mais parce qu’elles sentent qu’elles ne sont plus tout à fait alignées. Elles ont réussi beaucoup de choses. Elles sont compétentes, responsables, engagées. Mais elles ont l’impression d’être coupées d’elles-mêmes. Le bien-être ne se limite pas à l’absence de problème. Il repose sur la qualité de la relation que nous entretenons avec nous-mêmes.


Dans l’Approche Non Directive Créatrice® (ANDC®), issue du courant humaniste et développée par Colette Portelance dans la continuité des travaux de Carl Rogers, on considère que plusieurs inconforts naissent d’un décalage entre le vécu intérieur et ce que l’on s’autorise à reconnaître ou à exprimer. On s’adapte. On minimise. On rationalise. On tient bon. Ces stratégies ont souvent été nécessaires à un moment de notre vie. Elles nous ont protégés. Mais elles peuvent, avec le temps, devenir limitantes.


Prenons une situation très « vraie vie ». Une femme investie dans sa famille et sa carrière évite les conflits pour préserver l’harmonie. Elle comprend les autres, s’ajuste, fait des compromis. Elle se dit mature, conciliante, raisonnable. Jusqu’au jour où le corps commence à parler : tensions musculaires, troubles du sommeil, impatience inhabituelle. Ce n’est pas un problème de compétence. Ce n’est pas un manque de volonté. C’est un signal que quelque chose en elle demande à être entendu. Prendre conscience de ses fonctionnements relationnels, c’est sortir du pilote automatique. C’est se demander : pourquoi est-ce que je me suradapte ? Pourquoi est-ce que je me tais quand quelque chose me dérange ? Pourquoi est-ce que je me sens coupable dès que je mets une limite ? Pourquoi est-ce que j’attends que l’autre devine mes besoins au lieu de les nommer ? Ce travail ne consiste pas à chercher des coupables ni à poser des diagnostics. En relation d’aide, conformément à la Loi 21 au Québec, il ne s’agit pas de pratiquer la psychothérapie ni d’évaluer des troubles mentaux. Il s’agit d’accompagner la personne dans la compréhension de son vécu, dans la clarification de ses besoins et dans le développement d’une plus grande responsabilisation relationnelle.


Femme noire qui semble vivre et être libre dans la nature

Au Cabinet RPDE, l’accompagnement offre un espace sécuritaire où l’on peut déposer ce qui est confus, ambivalent ou inconfortable. On y apprend à distinguer les faits de nos interprétations, à reconnaître nos mécanismes de protection, à mettre des mots sur nos limites et nos besoins. Ce processus favorise une meilleure connaissance de soi et un mieux-être plus stable. Ce qui change, ce n’est pas nécessairement la réalité extérieure. Les responsabilités demeurent. Les défis existent toujours. Mais la posture intérieure se transforme. La personne devient plus consciente de ses choix. Elle se sent moins en réaction, plus en cohérence. Elle n’attend plus que les autres soient différents pour se sentir mieux. Elle commence à ajuster sa manière d’être en relation.


Le mieux-être durable ne vient pas d’une vie parfaite. Il naît d’une cohérence intérieure : entre ce que je ressens, ce que je pense, ce que je dis et ce que je fais. Lorsque ces dimensions s’alignent, l’énergie circule autrement. Les relations deviennent plus authentiques. Les décisions sont plus claires. La culpabilité diminue. La tension s’apaise.


Si vous vous reconnaissez dans cette impression de « ça va… mais pas complètement », ce n’est pas un signe de faiblesse. C’est souvent un signe de croissance. Une invitation à vous rencontrer autrement. Se faire accompagner en relation d’aide, c’est choisir de ne plus avancer seul avec ses questionnements. C’est s’offrir un espace pour comprendre ses fonctionnements, ajuster ses manières d’être en relation et construire un mieux-être qui ne repose pas uniquement sur la performance, mais sur la conscience et la cohérence.


Et parfois, cette démarche change bien plus que ce que l’on imaginait au départ.

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