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Le lâcher-prise s’apprend. Cette phrase circule beaucoup...

Le lâcher-prise s’apprend. Cette phrase circule beaucoup, s’affiche joliment sur des images inspirantes, se partage avec de bonnes intentions. Et pourtant, dans la vraie vie, elle peut parfois sonner comme une injonction de plus : « lâche prise », « respire », « relativise ». Comme si c’était simple. Comme si ça se faisait en claquant des doigts.

Une femme qui médite sur l'eau, elle lâche-prise.

Dans mon cabinet, et dans ma propre vie, je constate plutôt ceci : le lâcher-prise n’est ni un bouton à éteindre, ni une posture zen permanente. C’est un apprentissage. Lent, imparfait, profondément humain.


Lâcher prise, ce n’est pas ne plus réagir


On confond souvent lâcher-prise et indifférence. En réalité, il ne s’agit pas de ne plus ressentir, ni de devenir imperméable à ce qui se passe autour de soi. Lâcher-prise, c’est remplacer la réaction automatique par un moment de recul. C’est remarquer ce qui s’active en soi avant de répondre, avant d’agir, avant de se juger. Dans la vraie vie, ce moment de recul n’arrive pas toujours à temps. Parfois, on réagit. On s’emporte. On s’inquiète. On anticipe le pire. Et ensuite seulement, on réalise. Apprendre le lâcher-prise, c’est aussi apprendre à ne pas se condamner pour ça.


Choisir la paix dans un monde chaotique

Choisir la paix ne signifie pas que l’extérieur devient soudainement calme. Le monde reste bruyant, exigeant, parfois injuste. Les épreuves existent. Les pertes aussi. Le deuil, sous toutes ses formes, vient bouleverser nos repères, notre sentiment de sécurité, notre rapport au contrôle.


Choisir la paix, dans ce contexte, c’est un choix intérieur. Un choix relationnel avec soi-même. C’est accepter que certaines choses échappent à notre pouvoir, et que lutter contre cette réalité nous épuise davantage que la situation elle-même.

Viktor Frankl parlait de l’espace entre le stimulus et la réponse. Cet espace, c’est précisément là que le lâcher-prise peut se construire. Pas pour nier la douleur, mais pour choisir comment nous voulons habiter ce qui nous arrive.

Ne pas porter ce qui ne nous appartient pas


Dans l’accompagnement relationnel, une difficulté revient souvent : porter trop. Les émotions des autres. Leurs attentes. Leurs responsabilités. Leurs non-dits. À force de porter ce qui ne nous appartient pas, on s’oublie, on se fatigue, on se perd. Lâcher-prise, ici, c’est apprendre à faire la distinction entre ce qui est de ma responsabilité et ce qui ne l’est pas. Ce n’est pas se fermer à l’autre, mais se respecter. Carl Rogers rappelait l’importance des frontières relationnelles saines pour permettre une relation authentique.


Astuce concrète :

Chute d'eau dans les montagnes qui fait un chemin

lorsque quelque chose vous envahit, posez-vous cette question simple : « Est-ce vraiment à moi de porter cela ? » La réponse n’est pas toujours confortable, mais

elle est souvent libératrice. Cesser d’anticiper des problèmes qui n’existent pas encore.


L’anticipation est un mécanisme fréquent chez les personnes qui ont vécu des épreuves, des pertes ou des insécurités relationnelles. Le mental tente de protéger en prévoyant tous les scénarios possibles. Le problème, c’est que le corps, lui, vit ces scénarios comme s’ils étaient réels. Ne pas anticiper avant que les problèmes existent, ce n’est pas être naïf. C’est revenir au présent. À ce qui est là, maintenant. Jon Kabat-Zinn, à travers la pleine conscience, parle de cette capacité à revenir à l’instant sans jugement, encore et encore.


Astuce concrète :

Quand l’anticipation s’emballe, ramenez-vous à une phrase d’ancrage : « Pour l’instant, je suis en sécurité. » Cela ne règle pas tout, mais cela apaise suffisamment pour respirer autrement. Choisir chaque jour la voie la plus douce pour soi Le lâcher-prise se vit dans les petits choix quotidiens. Dire non. Ralentir. Demander de l’aide. Se parler avec plus de bienveillance. La douceur n’est pas une faiblesse, c’est une force qui s’apprend, surtout dans un monde qui valorise la performance et le contrôle.


Dans la relation d’aide, on observe que lorsque la personne commence à changer sa manière de se traiter elle-même, la vie ne devient pas nécessairement plus simple… mais elle devient plus habitable. La vie ne change pas toujours, mais notre manière de la vivre, oui.


C’est sans doute l’un des plus grands mythes à déconstruire :

Attendre que tout aille bien pour aller mieux. Le lâcher-prise ne vient pas après la tempête. Il se construit au cœur même de l’imperfection, des contradictions et des zones sensibles. Ce n’est pas la vie qui devient plus simple. C’est notre relation à la vie qui se transforme. Et cette t

ransformation mérite du temps, du soutien et beaucoup d’humanité.


Si ce texte résonne, sachez ceci : vous n’êtes pas en retard. Vous êtes en chemin. Et le lâcher-prise, lui aussi, s’apprend, un pas à la fois.


Vicky

Accompagnement individuelle
CA$110.00
55 min
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