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Le deuil par suicide


Parti au ciel
Parti au ciel

Comprendre l’onde de choc et accompagner avec humanité. (Cabinet RPDE – Relation d’aide® par l’ANDC®)


Le deuil par suicide est souvent décrit comme l’un des deuils les plus complexes et les plus déroutants. Il ne touche pas seulement la perte d’une personne aimée : il vient bousculer nos repères, notre sentiment de sécurité intérieure, et parfois même notre façon de voir la vie. Quand une personne meurt par suicide, l’entourage est souvent projeté dans une réalité qui semble irréelle, injuste, impossible à comprendre.


Ce type de deuil fait partie des expériences humaines que j’accompagne au Cabinet RPDE – Cabinet de thérapie relationnelle des renoncements, pertes, deuils et épreuves de la vie. Comme thérapeute en relation d’aide® par l’ANDC®, j’offre un espace où la personne endeuillée peut être accueillie telle qu’elle est, sans jugement, avec une grande douceur et un respect profond de son rythme.


Un deuil unique, aux impacts multiples


Les recherches et les auteurs qui se sont penchés sur le deuil par suicide, comme Jean Monbourquette (spécialiste du deuil), ainsi que divers psychologues et psychiatres en suicidologie, montrent à quel point ce deuil présente des particularités bien à lui.

On retrouve souvent :

  • une culpabilité intense : « J’aurais dû voir », « j’aurais pu empêcher ça » ;

  • des questions sans réponse qui tournent en boucle : « Pourquoi? » « Qu’est-ce que j’ai manqué? » ;

  • un choc profond, même lorsqu’il y avait déjà des signes de souffrance ;

  • une forme de révolte envers la personne décédée, soi-même, les services, la vie ;

  • de la honte, qui peut amener à taire les circonstances du décès ;

  • la peur du jugement du milieu de travail, de la famille, de la communauté ;

  • un isolement, volontaire ou non, parce qu’on ne sait plus à qui parler.


Les approches humanistes, telles que celles inspirées de Carl Rogers, insistent sur la qualité de la présence, l’empathie et l’authenticité comme leviers essentiels pour soutenir la personne endeuillée. Dans le monde francophone, Colette Portelance a développé l’Approche non directive créatrice (ANDC®), qui met l’accent sur la relation comme lieu de transformation : être accueilli dans sa vérité, sans pression pour « aller mieux », peut déjà être profondément apaisant.

D’autres chercheurs et cliniciens en santé mentale ont aussi souligné l’importance de reconnaître la complexité du deuil par suicide et d’éviter de le réduire à des explications rapides. Même si je ne pratique pas la psychologie ou la psychiatrie, je m’inspire de ces travaux pour nourrir ma compréhension humaine et relationnelle de ce que vivent les personnes endeuillées.


Comment accompagner quelqu’un qui vit un deuil par suicide?


Accompagner une personne endeuillée par suicide peut faire peur. On ne sait pas quoi dire, on craint de faire pire, on se sent parfois impuissant. Pourtant, certains gestes simples peuvent vraiment soutenir :

  1. Offrir une présence vraiePas besoin de grandes phrases. Un « Je suis là », un regard qui reste, un silence qui n’abandonne pas peuvent être infiniment précieux.

  2. Nommer la réalité avec délicatesseÉviter de faire comme si la personne était morte « autrement ». Si la personne endeuillée parle de suicide, on peut reprendre ses mots, sans les dramatiser ni les minimiser.

  3. Éviter les réponses toutes faitesDes phrases comme « Il est mieux où il est », « Tout arrive pour une raison » peuvent blesser. Mieux vaut dire : « Je ne comprends pas tout, mais je vois combien c’est difficile pour toi. »

  4. Accueillir la complexité des réactionsDans le deuil par suicide, il peut y avoir de la tristesse, de la révolte, de la tendresse, de la fatigue, le tout en quelques minutes. Laisser l’autre vivre ce mélange sans le corriger est déjà un geste d’amour.

  5. Offrir de l’aide concrètePréparer un repas, aider avec des papiers, accompagner aux rendez-vous, garder les enfants… Le soutien logistique allège souvent une charge mentale déjà lourde.

  6. Reconnaître ses propres limitesAccompagner ne veut pas dire porter tout. On peut être présent tout en suggérant à la personne endeuillée de se faire accompagner aussi dans un espace professionnel sécurisant.


Outils pour soi-même lorsqu’on vit un deuil par suicide


  • Ralentir pour survivre un petit bout à la foisLe système intérieur est ébranlé. Se donner le droit de faire juste « le minimum vital » pendant un moment peut être nécessaire.

  • S’autoriser à ressentirL’approche en relation d’aide® par l’ANDC® reconnaît l’importance de donner de la place à l’expérience intérieure, sans la juger. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon de vivre un deuil.

  • Écrire pour déposerMettre par écrit ses pensées, ses questions, ses élans de cœur permet parfois de diminuer la pression intérieure. On peut écrire à la personne décédée, à soi-même, à la vie.

  • Créer de petits rituelsAllumer une bougie à heure fixe, marcher chaque semaine au même endroit, garder un objet symbolique… Les rituels ne font pas disparaître la douleur, mais ils structurent l’expression du chagrin.

  • Choisir de ne pas s’isoler complètementOn peut réduire les contacts, mais essayer de garder un fil avec au moins une ou deux personnes de confiance. Être entendu dans ce que l’on vit est un facteur de protection important.

  • Consulter en relation d’aide® Quand les questions deviennent trop lourdes ou que le quotidien semble impossible à traverser, l’accompagnement en relation d’aide® peut offrir un lieu sûr pour apprivoiser ce qui se passe en soi. Au Cabinet RPDE, j’accueille les personnes endeuillées avec une présence chaleureuse, un cadre clair conforme à la Loi 21, et une grande attention à la dignité de chaque histoire.


Pour aller plus loin : un recueil gratuit pour vous soutenir

Receuil pour comprendre son deuil

Pour les personnes qui traversent un deuil (dont le deuil par suicide), j’ai créé un recueil intitulé « 50 souffles pour traverser le deuil – Outils de réconfort et de reconnexion ».

Ce recueil propose des pistes concrètes pour :

  • mieux comprendre ce qui se passe en soi ;

  • apprivoiser les vagues intérieures ;

  • s’offrir des gestes de douceur ;

  • nourrir la relation à soi, dans l’esprit de l’ANDC®.


Vous pouvez bien sûr l’acheter en format Kindle sur Amazon, mais j’ai choisi de l’offrir gratuitement aux personnes qui s’abonnent à mon infolettre. C’est ma façon de mettre un peu plus de soutien à portée de main, pour celles et ceux qui vivent un deuil par décès.


En vous abonnant à l’infolettre, vous recevez :

  • le recueil en version numérique ;

  • des ressources ponctuelles sur les pertes, les renoncements, le deuil et les épreuves de la vie ;

  • des nouvelles du Cabinet RPDE et de mes offres d’accompagnement.


Vous n’avez pas à traverser le deuil par suicide seule ou seul.


Un pas à la fois, une respiration à la fois, avec le droit d’être soutenu, respecté et accueilli dans toute votre humanité.


Vicky

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