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Fête des Pères : et si on prenait soin de toutes les réalités?

Dernière mise à jour : 17 juin 2025


Papa et sa fille
Papa et sa fille

Ah, la fête des Pères. Les vitrines s’illuminent de tasses « Meilleur papa du monde », les réseaux sociaux se remplissent d’hommages touchants, et quelque part, au milieu de tout ça, il y a ceux pour qui cette journée pique un peu (ou beaucoup). Parce que tous les pères ne rentrent pas dans la carte de souhait typique. Il y a les pères décédés, les absents, les adoptifs, les pères de cœur, les pères invisibles, les pères en devenir, les pères empêchés, et ceux qui n’ont jamais pu ou su être là… même s’ils en avaient profondément envie.


La fête des pères… pour ceux qui ne la fêtent pas (ou pas de la même manière)

Peut-être que ton père n’est plus là. Peut-être que tu n’as jamais connu le tien. Peut-être qu’il était là physiquement, mais émotionnellement à des années-lumière. Ou alors, tu es toi-même père… sans reconnaissance officielle. Un papa dans l’ombre, qui aime sans pouvoir le dire, ou qui a perdu ce rôle à travers une séparation, une décision difficile, une adoption fermée, ou une distance géographique.


Et si on se le disait franchement : cette fête peut réveiller une tonne d’émotions contradictoires. De la gratitude mêlée à de la tristesse. De la colère camouflée en détachement. De la honte bien enfouie sous l’humour ou l’indifférence. Du manque, du flou, du « je devrais être heureux.se aujourd’hui », mais en dedans, ça se bouscule.


Et quand on a été père sans pouvoir l’être pleinement?

Parfois, c’est la vie qui n’a pas laissé de place. Parfois, ce sont des décisions juridiques, familiales ou personnelles. Certains hommes se sont effacés, croyant que c’était mieux ainsi. D’autres n’ont pas osé s’impliquer, par peur d’être inadéquats, par sentiment d’imposture, ou simplement parce qu’ils n’ont jamais eu de modèle positif pour se construire eux-mêmes.


Et pourtant, ils continuent d’aimer. En silence.Avec maladresse, avec pudeur, parfois avec rage contenue ou tristesse cachée derrière un « j’m’en fous ». Mais personne ne s’en fout, pour vrai.


Ces comportements qui trahissent un cœur qui a mal

Souvent, les blessures liées au rôle de père (ou à l’absence de père) ne sont pas nommées. Elles se traduisent autrement : Une difficulté à faire confiance, à se sentir à la hauteur– Un besoin de contrôler ou, à l’inverse, un évitement affectif; Une colère « qui sort tout croche ». Un perfectionnisme rigide pour ne pas revivre l’échec; Ou un humour qui sert de bouclier (parce qu’on ne va pas pleurer devant tout le monde, hein?)


Et parfois, tout ce qu’il faudrait, c’est un espace pour déposer ce qui est là, sans se faire dire qu’on exagère ou qu’il faudrait juste « passer à autre chose ».


Prendre soin de soi, même quand le soleil brille (et que ça ne suit pas en dedans)


Ce n’est pas parce que c’est une belle journée d’été que c’est doux à l’intérieur.Alors voici quelques pistes pour prendre soin de soi lors de cette journée de fête qui ne fait pas toujours la fête à tout le monde :


  • S’autoriser à ressentir ce qui est là. Tristesse, colère, nostalgie, gratitude, jalousie, soulagement… Tout est valide.

  • Éviter les réseaux sociaux si ça pique trop. La vie parfaite version Instagram, on sait tous que c’est un filtre.

  • Faire un petit rituel symbolique. Allumer une bougie, écrire une lettre (même sans l’envoyer), marcher dans un lieu significatif, ou simplement prendre un moment pour respirer en conscience.

  • Parler. Ou écrire. Ou crier dans l’auto. Bref, ne pas tout garder en dedans.

  • S’offrir du réconfort. Une activité qui fait du bien, un mets préféré, un bon bain, une séance d’écoute bienveillante.


Et si on se choisissait, un petit pas à la fois?

La relation au père – qu’il soit présent, absent, idéalisé ou redouté – laisse des traces. Elle colore nos relations, notre confiance en nous, notre capacité à recevoir de l’amour.Mais elle n’est pas une fatalité.


Il est toujours possible de retisser du lien… avec soi, d’abord.D’apprivoiser les zones blessées.De reconnaître les absents, les ratés, les manques… sans s’y enfermer.Et de redonner du sens à son histoire.


C’est ce que j’accompagne, dans mon travail en thérapie individuelle, que le deuil soit clair (comme un décès), flou (comme une absence affective), ou symbolique (comme le renoncement à une famille idéale, un rôle qu’on n’a pas pu incarner, ou un père qu’on aurait voulu connaître autrement).


🌱 Parce que chaque deuil, chaque blessure, peut devenir un chemin vers plus de douceur envers soi.

Pour finir… une pensée douce pour tous les pères

À ceux qui sont là avec tout leur cœur. À ceux qui ne sont plus là, mais dont l’amour continue de vivre. À ceux qui auraient voulu l’être autrement. À ceux qui le sont sans être reconnus. Et à ceux qui ont choisi de ne pas l’être, mais qui portent quand même en eux cette trace d’amour.


Bonne fête des Pères… à votre façon. Et si ça ne se fête pas cette année, c’est bien aussi.


📌 Tu vis une période de bouleversement intérieur, un deuil, une perte ou une transition difficile à nommer? Mon approche relationnelle peut t’offrir un espace d’accueil, sans jugement, pour faire un peu de lumière là où ça coince.

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