Fête des Mères… et les silences qui l’entourent.
- vickytraandc
- 11 mai 2025
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 24 nov. 2025
Par Vicky Harvey, TRA® – Accompagnante en deuil, perte, renoncement et passages de vie.

La fête des Mères arrive chaque année avec ses fleurs, ses cartes et ses brunchs en famille. C’est une journée attendue avec amour par plusieurs… mais pour d’autres, c’est un moment profondément douloureux, souvent vécu en silence.
Je pense à vous, les mères de l’invisible.Celles qui ont porté un enfant, mais qui n’ont pas eu la chance de le voir grandir.Celles dont l’enfant est décédé à la naissance, quelques jours plus tard, ou dans sa première année de vie.Celles qui ont vécu une interruption de grossesse, par choix ou par nécessité, et qui gardent en elles des traces invisibles.Celles dont l’enfant est décédé dans un accident, ou à cause d’une maladie, alors qu’il n’était encore qu’un petit être en devenir.
Ces réalités ne s’impriment pas sur une photo. Elles ne se racontent pas facilement autour d’une table. Pourtant, elles existent. Et elles marquent le cœur de tous ceux et celles qui attendaient cet enfant : la mère, bien sûr, mais aussi le co-parent, les grands-parents, les ami·es proches…
Mais aujourd’hui, à l’approche de la fête des Mères, je veux m’adresser tout particulièrement à vous, les mamans pour qui cette date est loin d’être légère.
Un deuil souvent solitaire
Le deuil périnatal est un deuil méconnu, parfois minimisé. Il est pourtant immensément profond. Il touche au lien primal entre une mère et son enfant, au rêve d’une vie à deux, à tout ce qui aurait dû être.
Et pourtant, la société nous pousse souvent à tourner la page rapidement. « Tu es jeune, tu en auras d’autres. » « Au moins, tu n’étais pas rendue loin. »Ces phrases, bien que souvent pleines de bonne volonté, peuvent blesser. Car elles ne reconnaissent pas le lien. Elles ne reconnaissent pas la maternité.
La fête des Mères : un rappel difficile
En thérapie, je vois à quel point cette journée peut venir raviver la douleur. Les vitrines, les publicités, les souhaits lancés sans savoir… Tout cela peut ramener avec violence l’absence, le vide, le manque.
Certaines mères n’osent pas dire qu’elles ont eu un enfant. D’autres n’arrivent pas à parler de lui sans pleurer. Et certaines se sentent invisibles, comme si leur expérience n’avait pas de place dans le récit collectif de la maternité.
Se reconnaître comme mère… autrement
Être mère, ce n’est pas seulement avoir un enfant dans ses bras. C’est aussi avoir porté, aimé, espéré, bercé un avenir… même s’il a été interrompu.
Je tiens à vous dire ceci :Vous êtes mère. Même si votre bébé n’est plus là.Votre amour, votre peine, vos élans… ils sont réels. Ils méritent d’être nommés, reconnus, honorés.
Une invitation à cheminer ensemble
Je vous propose un espace où l’on peut mettre des mots sur l’indicible. Où l’on peut se déposer sans jugement. Où l’on peut pleurer, rire parfois, et surtout… se sentir moins seule.
Dans les prochaines semaines, j’offrirai une conférence sur le deuil périnatal, destinée à toutes les personnes concernées de près ou de loin : parents, proches, intervenants, ou simplement ceux et celles qui souhaitent mieux comprendre cette réalité.
Ce sera un moment pour explorer les différentes formes de deuil périnatal, valider ce que vous avez vécu, et offrir des pistes pour cheminer à votre rythme, avec douceur.
🕊️ Pour recevoir les détails de la conférence, je vous invite à vous abonner à mon infolettre via mon site :👉 www.vickyharveytra.com

Pour terminer…
À toutes celles pour qui la fête des Mères est une journée lourde… je vous vois.Votre douleur est légitime. Votre lien avec votre enfant, même invisible, est précieux.Et vous avez le droit de vous accorder de la tendresse, de nommer ce qui vous habite, et de vivre cette journée comme vous le pouvez. Vous n’êtes pas seules.
Chaleureusement, Vicky 🤍TRA® – Thérapeute en relation d’aide®
Accompagnante dans les deuils et les passages de vie











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